NON à une ponction supplémentaire sur les salaires

Il est essentiel que la volonté populaire soit respectée et que le financement de la 13ème rente AVS soit assuré. En revanche, il n’est pas acceptable que la gauche et le Centre veuillent infliger sans cesse des charges supplémentaires à la population active.

« Croyez-moi : cette initiative ne mettra pas l’AVS en danger une seule seconde, et il y aura une solution qui ne fera de mal à personne.[1]» Deux ans plus tard, force est de constater que cette déclaration du conseiller aux États socialiste Pierre-Yves Maillard, qu’il a répétée urbi et orbi pendant la campagne sur la 13ème rente AVS, a particulièrement mal vieilli. Lors du débat de ce jour au Conseil des États sur le financement de ladite 13ème rente, il est apparu clairement que les promesses des syndicats ne valaient rien. En réalité, l’AVS manque de plusieurs milliards de francs et la gauche le sait.

Le Centre pactise avec la gauche et les syndicats

C’est pourquoi PS et les Verts ont récemment adapté leur stratégie et s’allient de plus en plus souvent avec le Centre pour trouver recettes supplémentaires au détriment de la population active. Parallèlement, ces partis exigent des dépenses sociales supplémentaires (p.ex. 13ème rente AI) et ils empêchent de freiner la croissance continue des dépenses dans les assurances sociales, laissant ainsi une énorme ardoise à la classe moyenne.

Depuis peu, la gauche et le Centre répètent inlassablement que les citoyennes et les citoyens auraient su que la 13ème rente AVS n’était pas financée et que des cotisations salariales plus élevées seraient inévitables. Or, les faits démontrent le contraire : selon un récent sondage représentatif de Tamedia[2], à peine 9 % des personnes interrogées soutiennent une augmentation de la TVA pour financer la 13ème rente et seuls 29 % sont favorables à un financement mixte par la TVA et les cotisations salariales.

De moins en moins d’argent dans le porte-monnaie

Ce rejet clair n’est pas surprenant car le coût de la vie continue d’augmenter. Plus de la moitié des milléniaux et de la génération Z vivent au jour le jour[3]. À la fin du mois, il reste souvent très peu : chaque franc est consacré aux dépenses quotidiennes. Preuve en est : certaines personnes commencent à faire des économies sur de nombreux produits courants. Le tourisme d’achat a augmenté d’environ 10 % depuis 2022, atteignant un nouveau record l’année dernière.

Et c’est précisément dans ce contexte déjà difficile que le centre-gauche veut pénaliser encore la population active. Le conseiller national et vice-président du parti Cyril Aellen : « Le centre-gauche exige une hausse de la TVA ainsi qu’une augmentation des ponctions salariales dans plusieurs projets de lois. Ce n’est pas acceptable. On ne peut pas continuellement presser les citoyens comme des citrons. » Il suffit de regarder du côté de la France ou de l’Allemagne : des impôts sans cesse plus élevés, des cotisations sociales en hausse, un endettement croissant et des prix de l’énergie élevés dus à une politique climatique idéologique ont affaibli leurs places économiques et plongé ces pays dans la crise. Cyril Aellen : « Le PLR défend un financement pérenne des institutions sociales, sans infliger sans cesse de charges supplémentaires à la population active.»

La Suisse vit grâce à celles et ceux qui se lèvent tôt pour travailler, s’occuper de leur famille ou s’engager en faveur de la collectivité. Il est grand temps de les soutenir, comme le fait le PLR.


[1] «workzeitung», 10 janvier 2024

[2] Tamedia, 2026

[3] Studie Deloitte, 2025